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Nos clés de rentabilité sur petite surface

Nous optimisons la rentabilité de nos 1000m2 cultivés grâce à 3 leviers :
– une densité de culture très élevée (ex 12 rangs de carottes sur 80 cm de largeur de planche)
– une grande intensité de rotation des cultures (jusqu’à 4 cultures par an sur une planche)
– des charges de fonctionnement réduites (autour de 5000€/an)

Il est possible de générer un chiffre d’affaires de 30 000€ sur 1000m2 cultivés, la ferme du Bec Hellouin annonce même 50 000€.

 

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Maraîchage : nos projets pour 2016

Vous l’avez sans doute remarqué la semaine dernière, on vous a proposé un peu moins de diversité de légumes. Effectivement on est un peu embêtés, on aurait aimé mieux gérer notre premier vrai automne en maraîchage, mais il faut bien le reconnaître : on a encore un peu de progrès à faire!.. Tout d’abord les pommes de terre. Nous n’en produisons pas cette année car travaillant sans tracteur, cela nous semblait difficile de les arracher à la main. Finalement les pommes de terre nouvelles que l’on a testées nous ont montré que ça devrait être possible d’en faire à plus grande échelle, pdt nouvelles mais aussi « de garde ». Nous essaierons donc d’en produire l’année prochaine. En attendant, Thierry Bonnamour n’a plus de pommes de terre, donc nous ne pouvons malheureusement plus vous en proposer pour ce dernier mois de paniers.

Et puis il y a les légumes d’automne, que nous avons malheureusement semés et transplantés un peu tardivement dans nos jardins faute de place disponible. Nous espérons avoir un peu de chance avec le climat pour pouvoir quand même vous les proposer dans le courant de ce dernier mois de paniers : épinards, blettes, mâche, mesclun d’automne avec ses verdures asiatiques, laitues bien sûr, navets japonais tendres et sucrés, radis tous frais et pas piquants, roquette…

Pour vous proposer l’année prochaine une plus grande diversité de légumes et une meilleure régularité tout au long de la saison, nous sommes en train de réaliser un certain nombre d’aménagements concernant le maraîchage :

• Nous avons construit une seconde pépinière, dont les tables à semis devrait être entièrement équipées de câbles chauffants pour faire partir nos semis plus tôt et vous proposer une jolie gamme de légumes au printemps prochain (premier panier début Mai).

• Nous allons presque doubler la surface de nos serres en passant de 650m2 à 1250m2 de surface couverte. Cela nous permettra d’avoir une meilleure diversité et en plus grande quantité au printemps et en automne, quand les légumes ont besoin du coup de pouce des serres pour bien pousser. Cela nous permettra aussi de produire plus de tomates cerises!

• Nous allons augmenter de 50% la surface de nos jardins extérieurs, afin de produire des pommes de terre, des fraises, et plus de laitues, mesclun, courges et poireaux. nous devrions passer de 800m2 à 1200m2cultivés en plein champ

• Nous avons investi dans un microculteur (tilther en anglais), un motoculteur miniature qui fonctionne avec une visseuse à batterie et qui travaille uniquement la surface du sol, environ les 5 premiers centimètres. Cet outil que nous avons fait venir des USA pour 550€ est très utilisé par les américains et les québecquois dont nous nous inspirons (principalement Jean Martin Fortier et Eliot Coleman), qui pratiquent le maraichage bio intensif sur petites surfaces .

Ce microculteur nous fait gagner beaucoup de temps car il bine bien mieux et plus vite que nous, en dérangeant moins le sol qu’avec une binette à main, et presque sans efforts! Nous avons également acheté un pyrodésherbeur, c’est une sorte de chalumeau qui permet de brûler les adventices quand elles sont très jeunes. Cela nous permet de pratiquer des faux-semis, c’est à dire de faire lever les adventices avant de semer nos propres graines, puis de brûler ces jeunes adventice avant que nos graines ne soient sorties. Cela nous permet d’économiser un désherbage manuel très consommateur de temps. L’achat de ces deux outils devrait nous permettre de cultiver davantage de surface en économisant du temps, et donc de ne pas perdre en qualité dans le soin que nous apportons à nos cultures.

• Nous devrions travailler l’année prochaine avec Rémi Colomb, conseiller technique en maraîchage bio de l’Adabio, sur la culture de nos tomates. Il devrait nous suivre tout au long de la saison pour nous guider sur cette culture : choix des variétés, irrigation, fertilisation, taille, etc. Notre objectif est de gagner en qualité gustative et d’assurer une meilleure production.

On espère donc que vous en verrez les fruits dans vos paniers l’année prochaine!

Cyril & Ines sont en formation agricole et ont réalisé leur stage à la ferme ces 3 dernières semaines. Ils nous ont aidé à planter les 1600 plants de fraises. Merci à eux pour leur dynamisme, leur allégresse communicative, et leur efficacité! 

Ines, qui fait des trous dans nos toiles tissées avec notre Thermoperfo avant d’y planter les fraises

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Mesclun, toute une histoire!

Le mesclun est à la fois une de nos cultures préférées et notre culture la plus consommatrice de temps. Nous l’aimons beaucoup car c’est un vrai challenge « technique », il faut gérer les variétés qui poussent bien au froid, puis au chaud en été, puis de nouveau au froid à l’automne… Il faut très bien maîtriser l’irrigation car sinon soit le mesclun ne pousse pas, soit les feuilles s’abîment à cause de la forte concentration de végetation et l’excès d’eau. Il faut aussi maîtriser l’enherbement pour ne pas mettre de trèfle ou de chardons dans vos sachets de mesclun! Mais le mesclun c’est aussi notre petite composition à nous, c’est la culture qui nous permet de mettre une petite touche culinaire et artistique dans vos paniers, de jouer avec les formes et les couleurs, avec les goûts et les textures! En revanche le mesclun nécessite beaucoup de travail, car nous devons le couper très tôt le matin, quand les feuilles sont encore pleine de rosée, toutes gonflées d’eau. Nous mettons chaque variété dans une caisse séparée, puis caisse par caisse, nous trions les feuilles pour enlever celles qui sont abîmées ou coupées, ainsi que les éventuelles adventices qui se sont glissées dans la caisse lors de la récolte. Une fois trié, nous lavons le mesclun dans une eau vinaigrée, nous mélangeons délicatement les différentes variétés de feuilles, en ajoutant en dernier les aromates qui sont plus fragiles. Puis nous le passons à l’essoreuse à salade, avant de remplir les sachets fraîcheur que vous trouvez dans vos paniers. C’est beaucoup de travail, mais nous sommes heureux et fiers de proposer ce produit, qui trouve ses adeptes parmi vous comme parmi les restaurateurs.

Fred et Corentin